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carte : Tete

    Capitale : Tete
    Superficie : 100.724 km2
    nb habitants : 1 038 047 (en 1997) - 1 489 843 (en 2007)
    nb habitants / km2 : 6,1


 
 
carte de la province de Tete

 
 
masque nhau


Le Nhau était fort.
Au début arriva un homme de haute taille, si haute qu'il touchait de la tête les dernières feuilles des eucalyptus. Derrière lui, il y avait un boa et ensuite, une procession de danseurs. Tous portaient des masques terrifiants, d'animaux et d'oiseaux. Ils étaient nus. Leur corps était couvert d'une peinture blanche qui rappelait la chaux. Ils empoignaient des sagaies, de épieux, des machettes et des houes. Quelques uns avaient les flancs couvert de petites plaques de bambous. A première vue, on pourrait juger qu'ils étaient entravés, mais l'agileté et la condition première du du Nhau.


Anibal Aleluia

Anibal Aleluia, écrivain mozambicain déjà décédé, décrit ainsi la danse Nhau dans la région de Zobuè, à Tete. Cette danse sacrée et initiatique exigeait sacrifice, virilité et héroisme. Aujourd'hui, le Nhau se danse avec quelque mélange sans cesser pour autant d'être spectaculaire. Elle unit le corps et l'esprit dans un rythme libérateur d'énergie et d'art, exigeant du danseur une très grande dextérité et souplesse.

sites web :

De Rovuma à Maputo : un parcours des provinces du Mozambique

Tete

Peu d'endroits au monde peuvent se comparer à l'étonnant quadrilatère géologique de la province de Tete : par delà la variété de ses paysages, les richesses minérales que le sous-sol abrite fait de cette province un authentique "miracle de la nature". Nombre de ces minéraux ne constituent pas nécessairement des gisement économiquement rentables mais ils existent et se trouvent souvent quasiment à fleur de sol : on trouve du cuivre, de l'or, du fer, du nickel, du graphite, de la bauxite...et d'énormes gisements de charbon, sans compter les pierres précieuses, diamants ou agathes. La province de Tete est aussi un fournisseur d'énergie hydraulique qui alimente, à partir du barrage de Cabora Bassa, une grande partie de l'Afrique Australe.

Les plateaux de Angonia, et de Maravia, ainsi que les terres des districts de Zumbo et Magoè témoignent d'une grande capacité de production agricole et conviennent pour tout type de culture tropicale et de climat tempéré, comprenant du millet, des patates ou des pêches, ainsi que l'élevage de bovins et de caprins. Par ailleurs, la présence du Zambèze fait de la région un réservoir important de faune sauvage que l'on peut observer le long du fleuve. Ce dernier constitue aussi une zone de pêche formant une source importante d'approvisionnement pour la population.

la ville de Tete

pont suspendu de Tete

La ville de Tete - 50 mille habitants - est réputée comme la ville la plus chaude du Mozambique. Située sur la rive méridionale du Zambèze à plus ou moins 650 km de l'embouchure, son pont suspendu est l'unique voie permanente permettant de franchir le Zambèze, ce qui confère à la ville une importance stratégique comme lieu de passage routier. Même avant l'arrivée des Portugais, Tete était une agglomération, étant le point de jonction entre le Zambèze et trois des quatre routes commerciales reliant Sofala à l'intérieur du continent. Le site était occupé dès le 15e siècle par les négociants arabes et quelques aventuriers portugais s'y établirent en 1531.

Au 18e siècle une garnison de 100 soldats postés en permanence, faisait de Tete une base pour l'administration coloniale de la vallée du Zambèze. A la fin du 18e siècle, que le centre de la ville de Tete comportait quelque 30 édifices en pierre, dont l'hôpital et la résidence du gouverneur, protégés d'un rampart de 3 mètres de haut.

Aujourd'hui la construction du barrage de Cabora Bassa a favorisé la croissance urbaine de sorte que Tete est devenue l'une des villes les plus importantes du Mozambique. Il faut bien avouer que les attractions touristiques à Tete sont peu nombreuses, le climat humide et tropical pouvant d'ailleurs décourager les voyageurs, mais le centre de la ville offre quelques demeures anciennes non dénuées de charme : l'ancienne cathédrale - elle n'est plus un lieu de culte aujourd'hui - date de 1563 et l'on peut admirer le curieux gazebo au bord de la rivière. La rive offre de nombreux bars et restaurants d'autant plus fréquentés que Tete est le seul lieu où le Zambèze est facilement accessible au Mozambique. Ceux qui aiment l'aventure peuvent louer une barque de pêcheur pour circuler le long du fleuve : les rives couvertes de papyrus abritent de nombreux oiseaux et à moins d'un kilomètre en amont on peut observer des crocodiles ou des hippopotames.

La mission Boroboma

Depuis les temps précoloniaux, Boroboma était un lieu d'exploitation de l'or alluvial mais le gisement s'épuisa bien avant la fondation de la mission en 1891. Le bâtiment central de la mission est une église, large et belle, sur une colline surplombant la rivière. Elle fut abandonnée peu après l'indépendance mais un prêtre italien réoccupe actuellement les lieux. L'endroit permet l'observation d'hippopotames et de crocodile et constitue un lieu intéressant pour le birdwatching. Il n'y a pas d'établissement hotelier à Boroboma, qui est accessible en 4x4 (quelques véhicules font la route quotidiennement), mais il devrait être possible, avec permission, de camper près de la mission.

Le barrage de Cabora Bassa

barrage de Cabora Bassa

Construite par les portugais entre 1969 et 1974, Cabora Bassa est le 5e plus grand barrage du monde et constitue potentiellement le plus gros fournisseur d'énergie hydroélectrique d'Afrique. C'est dire qu'il est une source vitale de devises pour le Mozambique. Ces cinq turbines ont une capacité de 2075 MW, soit un peu près dix fois ce qui est nécessaire à la totalité du Mozambique. Sa construction fut décidée dans l'intention de fournir de l'énergie à l'Afrique du Sud mais la guerre civile provoqua de sérieux dommages : deux turbines seulement étaient fonctionnelles et le barrage ne fournissait plus d'électricité à l'Afrique du Sud jusqu'à la restauration des lignes à haute tension détruites par la Renamo.

Avant la construction du barrage, Cabora Bassa, dont le nom dialectal signifie "où le travail se termine", était l'endroit où les rapides constituaient un obstacle infranchissable pour les bateliers naviguant sur le Zambèze. Ces rapides ne furent franchies qu'en 1880 par un énigmatique voyageur, dénommé F. Monks, dont l'exploit figure dans les annales de la Royal Geographic Society.

Pas loin du barrage, Songo est un village construit dans le style portugais - les jardins y sont nombreux et fleuris - dans les années 70. La route d'approche est spectaculaire et le site constitue un lieu attractif pour les birdwatchers.

bain de rivière

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