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Le Pays

sur la toile

Dugong

les Dugongs de Bazaruto

les Dugongs sont les seuls mammifères marins herbivores. Vivant sur les cotes tropicales, ils se répartissent dans 37 pays. Leur durée de vie - 75 ans - est assez longue, mais leur taux de reproduction - une gestation de 12 mois - est bas et la croissance lente, de sorte qu'une population ne peut s'accroitre qu'au rythme maximum de 5 % l'an. Ce qui les rend très vulnérables à la surexploitation ou à la chasse.

La seule population ayant une chance de survie à terme se trouve sur l'archipel de Bazaruto. Le WWF a organisé en 2001 un recensement, par observations aérienne, de ces animaux. On estime à une centaine (104) la population de dugongs, une population qui semble, au vu des observations de 1999 et 1995 être en bonne croissance.

la conservation de la nature au Mozambique

l'action du WWF

tortue marine

En relevant le défi du développement, le Mozambique accorde la priorité à d'important projet industriels ou touristique touchant de vastes régions : l'implantation du Mozam, le projet minier du "Corridor Sand", dans la région de Chibuto, le développement de la pêche, l'aménagement touristique des zones côtières ne sont pas sans impact écologique. Le gouvernement a cependant pris conscience que la biodiversité est un atout économique et social majeur, en sus des enjeux proprement écologiques. La gestion des parcs nationaux avaient, comme il fallait s'y attendre, souffert des années de guerre, mais à présent ces parcs sont réhabilités en vue de leur réexploitation touristique, et la faune s'y développe sans entrave. De plus d'importants projets d'aménagement, dont l'extension mozambicaine du parc Kruger, permettent d'augurer un bon avenir à la faune sauvage.

L'association internationale pour la conservation de la nature, le WWF (World Wildlife Fund) est présent au Mozambique et y accomplit un travail remarquable. Le programme du WWF concerne la conservation des milieux marins, des forêts, des eaux douces, mais aussi l'éducation à l'environnement, et la vulgarisation journalistique en matière d'écologie. D'autre part, il cherche à impliquer les communautés locales dans la conservation des espèces en voie d'extinction. Les espèces en péril sont nombreux : l'éléphant, les tortues marines, le dugong - présent à Bazaruto - les cétacés, les dauphins et les récifs de coraux.

Le WWF travaille dans les réserves du Niassa, et dans divers parcs nationaux, dont le Parc national de Bazaruto et le parc des Quirimbas, ainsi que sur les bancs de Sofala. La protection de la tortue marine a fait l'objet d'une préoccupation constante et de meusres significatives : ainsi est rendue obligatoire au Mozambique la pose, sur les filets de pêche, de dispositifs permettant aux tortues marines de se libérer. Le WWF intervient aussi dans l'école de gardes-chasse et forestiers à Corongosa ainsi que dans le programme national de gestion des récifs de coraux

le parc national des Quirimbas

L'archipel des Quirimbas au Cabo Delgado est une chaîne de 28 îles qui s'étendent sur 400 km depuis Pemba jusqu'à Palme. Le parc national couvre onze de ces îles et s'étend sur le continent, couvrant une zone forestière remarquable sur le plan de la biodiversité et de l'interêt paysager. La région est parsemée de domes granitiques, formant des îles minérales sur une mer végétale. Le parc comporte plusieurs écosystèmes significatifs : la forêt côtière de la Mosaïque Inhambane-Zanzibar ; les mangroves de l'Est africain ; l'éco-région marin de l'Est-africain ; les forêts de Miombo. Pour sa faune et ses récifs corailliens, l'archipel est considéré comme une aire marine d'importance mondiale. Sur le plan culturel et historique, le parc préserve un patrimoine important : l'ile d'Ibo, ancien centre commercial arabe et portugais servait au trafic d'esclaves, des traces de ce passé subsistent encore.

Sur le continent, la faune compte quatre des "cinq grands" - lion, léopard, éléphant, buffle ; le rhinocéros est aujourd'hui absent, mais aussi une abondante population de chiens sauvages (mabecos). Sur la côte et dans les iles : des dugongs, quatre ou cinq espèces de tortues marines, des coquillages rares et menacés d'extinction, des baleines et des dauphins. Naturellement la région est aussi remarquable sur le plan ornithologique.

L'éléphant est, ici, en extension, ce qui n'est pas sans poser des problèmes de cohabitation avec les agriculteurs, de même les lions présentent dans le district de Macomia un danger non négligeable pour la population rurale. La population comporte principalement des ethnies Macua et Muani, bien que les Macondes soient présents à Macomia. Elle vit essentiellement d'une agriculture de subsistance, n'échappant que difficilement à la misère : l'espérance de vie reste fort basse : 37,8 ans et la mortalité infantile élevée. Tout reste à faire, pratiquement pour le développement d'une région où le taux d'analphabétisme atteint 75 % Cette situation économique contraint la population à recourir à la chasse, tandis que les méthodes traditionnelles de défrichage par brûlis amoindrissent les capacités de régénération des zones incendiées.

La création du parc national offre cependant un cadre légal et institutionnel pour le développement touristique qui contribuera à la stabilité financière des efforts de conservation. Restera cependant à gérer les difficulés économiques vécues par la population locale et à assurer un développement rural approprié. A cet égard, il est important de souligner que Aida Safira et Agusto Assane Omar, leaders de la communauté locale, fondateurs de l'association Karibo, association d'amis et de natifs de l'ile d'Ibo, furent récompensés par le National Geografic magazine, qui décerne le prix Howard Buffett pour les initiatives dans la préservation de l'Afrique. Bénéficiant d'une grande influence dans les communautés locales, ils organisèrent des équipes de volontaires avec la Cecorena, coalition pour la gestion des ressources communautaires, pour conscientiser la population sur la portée économique de la préservation des ressources halieutiques et implémenter un programme pilote de gestion des problèmes posés par la cohabitation entre cultivateurs et éléphants.