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Amigos de Moçambique : un nouveau lien vers le sud

Amigos de Moçambique (Amis du Mozambique) est une association sans but lucratif établie à Bruxelles. Son l'objectif est de développer des relations d'amitié, d'échange culturel et de partenariat avec le peuple mozambicain. Nous développons nos activités selon trois axes : documentation et information sur le Mozambique, rencontres et diffusion culturelles, actions de sensibilisation ou de solidarité.

Nos articles

Dossier : Traite humaine au Mozambique

  1. un fléau à combattre
  2. acteur et causalités
  3. lutter contre la traite au mozambique

Centre Esperança

Magoanine

paysans et crise alimentaire

divers

les inondations de janvier 2000 : un historique

inondations en 2000 au mozambique

En janvier 2000, des pluies diluviennes ont ravagé le nord et le centre du Mozambique, créant des inondations catastrophiques. Un appel à l'aide internationale a été lancé, largement relayée par la presse, qui a mis le Mozambique, sa pauvreté, sa détresse, à la une des journaux. En quelques semaines, les fruits économiques de la pacification du pays semblaient balayés sous les flots... C'est dans ce contexte que nous avons décidé de fonder l'association Amigos de moçambique, voulant avant tout montrer que le Mozambique ne signifiait pas seulement la pauvreté ou la guerre mais aussi une richesse culturelle et une potentialité économique et humaine à développer. L'article ci dessous reproduit les textes que nous diffusions lors de la création du site web. Aujourd'hui encore, les changements climatiques engendrent souvent une situation d'instabilité : aux sécheresses prolongées se succèdent parfois des pluies ravageuses ou des cyclones aux conséquences humaines désastreuses. ( Patrice Dx, septembre 2011 )

mozambique, une nation ravagée

janvier 2000

inondations au mozambique

En moins de deux semaines, l'équivalent de deux années entières de pluie a ravagé le Mozambique. Cette catastrophe fut aggravée par les tempêtes provoquées par le cyclone Eline. En février, on comptait moins d'une centaine de victimes, mais ce nombre d'accroît de jour en jour avec la montée des eaux. Dépassant maintenant 500, on s'attend à voir s'élever le nombre au delà du millier. Exacerbant la situation, le Limpopo, qui capte les pluies de l'Afrique du Sud, du Botswana et de Zimbambwé, déborde de son lit, noyant littéralement Xai Xai, anéantissant Chokwé, une ville de 20.000 habitants...

Des milliers d'hectares de terres agricoles et de paturages sont réduits à l'état de marécages, voire d'un immense lac. A la mi février, l'Unicef annonçait qu'environ 220.000 personnes avaient été déplacées ou perdus leur maison. L'U.N. Disaster Assessment and Coordination évaluait à 225.000 personnes exposées à la famine, tandis que la malaria, le choléra et d'autres épidémies menaçaient 800.000 personnes. Les réfugiés s'abritent, par centaines, dans les écoles, les établissement publics, en attendant d'hypothétique relogement.

Dans les zones sinistrées, on assiste à des scènes déchirantes. Réfugiés sur les toits des maisons, inondées jusqu'au premier étage, agrippés désespérment à la cime des arbres, entassés sur les ponts en ruines, les victimes attendent, des jours durant, sans eau potable ni nourriture, des secours.
La crue torrentielle empêche désormais les embarcations de secourir les rescapés, il faut dépêcher les hélicoptères. Mais, le Mozambique dépend totalement de ses voisins, de l'Afrique du Sud surtout, qui n'a pu jusqu'à présent que mobiliser moins d'une dizaine d'appareils.

la communauté internationale se mobilise

inondations au mozambique

Des représentants de plusieurs gouvernements africains doivent se réunir ce vendredi en Afrique du Sud afin d'organiser de manière globale les secours aux populations touchées. L'Union européenne a accordé 800.000 dollars d'aide immédiate ; quatre millions de dollars devront être accordés prochainement et l'on envisage de porter l'aide à 19 millions de dollars. Les Sud-Africains sont à l'avant poste de l'aide d'urgence : ils ont envoyé douze appareil, dont 8 hélicoptères. Ce qui, jusqu'à présent, a permis de sauver près de 10.000 personnes. Mais 100.000 personnes encore bloquées par les eaux, doivent être évacuées de toute urgence. Sans abri, sans nourriture, sans eau potable, elles ne pourront résister longtemps, d'autant plus que le cyclone Gloria menace de frapper la région d'ici quelques jours. De nouvelles tempêtes, de nouvelles crues sont à craindre.

Le gouvernement belge a débloqué 120 millions de FB et fait envoyer un avion "Hercule" transportant du matériel médical et de secours. L' Allemagne donne quant à elle priorité aux transports aériens : Berlin envisage d'envoyer 25 hélicoptères et plusieurs avions et porte son aide de 1,5 à 5,1millions d'euros. La France envoie un avion et expédie des stations d'épuration d'eau et du matériel d'hébergement.

Cette solidarité internationale réjouit et donne espoir, mais force est de constater qu'elle doit être intensifiée. La FAO a lancé un appel à la communauté internationale : une aide d'urgence de 2,5 millions de dollars sera nécessaire pour relancer les activités agricoles. Non seulement cent mille personnes doivent être mises à l'abri des inondations, mais il faudra prévenir les épidémies, reloger les sinistrés, apporter une aide alimentaire immédiate et surtout ...reconstruire.

A l'époque nous avions relayé les appel de divers ong et appuyé plus particulièrement l'action d'Oxfam-belgium

Amigos de Moçambique asbl - 97 bd Saint-Michel, 1040 Bruxelles - cotisations et dons : 310-1626560-53 -